Assemblée générale annuelle de la CBL : un chiffre à six chiffres

18.06.2026

Nous vous proposons un résumé en 6 chiffres de l'assemblée générale annuelle de la CBL. Ces chiffres, qui caractérisent l'année 2025, racontent une histoire de résilience et d'opportunités, mais aussi de pression croissante sur la compétitivité et de nombreux défis.

 

9% 

Avec un chiffre d'affaires de 7,9 milliards d'euros en 2025, soit 8 % de plus que l'année précédente, le secteur laitier reste un moteur économique important au sein de l'industrie alimentaire belge. Il représente ainsi plus de 9 % du chiffre d'affaires total de l'industrie alimentaire. Cette dernière est, quant à elle, le plus grand secteur industriel de Belgique.

 

102 millions 

Il s’agit du montant de la taxe sur les déchets sauvages, c’est-à-dire la contribution qui sera répartie entre les entreprises pour financer le ramassage de ces déchets. « Un obstacle supplémentaire à la compétitivité des entreprises laitières », selon la Directrice de la CBL. Pour la CBL, il est inacceptable que les emballages laitiers tels que les briques de lait ou les bouteilles, qui sont consommés à domicile et ne se retrouvent donc pas dans les déchets sauvages, soient inclus dans cette contribution. En raison de leur part de marché importante, les produits laitiers supporteraient en outre une part considérable du coût. La CBL plaide donc pour prévoir, à court terme, une exception pour ces produits laitiers, ainsi qu'une approche ciblée, fondée sur une meilleure analyse des fractions réelles de déchets sauvages, afin que les coûts soient répartis de manière plus juste à ceux qui contribuent effectivement aux déchets sauvages. La CBL est soutenue dans cette position par le Ministre Brouns. La responsabilité partagée des producteurs est importante, mais il reconnaît que les emballages de lait ne se retrouvent pas dans les déchets sauvages et que la responsabilité est actuellement imputée de manière disproportionnée au secteur laitier.

 

1839 

En 2025, 1 839 analyses climatiques individuelles ont été réalisées auprès des producteurs laitiers belges. Cela représente plus d'un tiers de l'ensemble des exploitations laitières. Le nombre d'analyses a augmenté de 15 % par rapport à l'année précédente. Le secteur laitier démontre ainsi que la durabilité ne se limite pas à de simples intentions, mais qu'elle se traduit concrètement sur le terrain. Les transformateurs laitiers jouent un rôle important à cet égard en soutenant les producteurs laitiers dans leurs efforts. Les chiffres montrent que le secteur progresse pas à pas.

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+5,5% et +8,5% 

Outre les défis, le secteur laitier belge bénéficie également d'opportunités. L'intérêt croissant pour les aliments riches en protéines offre des perspectives, car le lait et les produits laitiers sont naturellement une source de protéines de haute qualité. Cela se traduit également dans les habitudes de consommation : selon les chiffres récents de YouGov Belgique (VLAM), la consommation de yaourt à domicile a augmenté de 5,5 %. Le fromage blanc frais a indiqué une croissance de 8,5 %. Aussi chez les jeunes que les produits laitiers semblent regagner en popularité, notamment grâce aux réseaux sociaux et à des recettes populaires dans lesquelles ils jouent un rôle central. Cela a également été confirmé par la Ministre Dalcq, qui a déclaré : « Nous travaillerons au niveau fédéral afin de démontrer la richesse des produits laitiers. Il faut également continuer à miser sur la communication afin de mettre en avant la qualité nutritionnelle du lait. Je souhaite aussi poursuivre les actions menées dans le cadre du programme lait à l’école, afin d’encourager les enfants à adopter de bonnes habitudes.»

 

4,38 milliards

Alors même que les transformateurs laitiers se préparaient à une baisse de l’approvisionnement en lait, notamment en raison des restrictions environnementales, de l’incertitude liée à la succession des exploitations et des préoccupations concernant l’avenir, comme la politique relative à l’azote dans l’élevage laitier, en 2025, la production laitière belge a atteint de manière inattendue 4,38 milliards de litres. Dans ce contexte, les transformateurs laitiers belges ont fait preuve d’une grande flexibilité en collectant, en transformant et en valorisant au mieux ces volumes supplémentaires. Cela a constitué, surtout dans les conditions actuelles du marché, une tâche quasi herculéenne qui a obligé les transformateurs laitiers à redoubler d’efforts.

Lors du débat de panel, la Ministre Dalcq a souligné qu’une meilleure valorisation est essentielle et que l’ensemble des acteurs de la chaîne peuvent bénéficier d’un soutien afin d’y parvenir au niveau régional. Elle a également reconnu qu’il s’agit de trouver un équilibre entre le marché intérieur, l’exportation et la création de valeur ajoutée. De leur côté, les transformateurs laitiers ont rappelé que le retail et les consommateurs doivent également prendre leurs responsabilités, en étant prêts à payer davantage pour des produits de chez nous, de haute qualité nutritionnelle et qualitative.

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167 millions et 5 853

Notre Directrice et notre Président ont tous deux jugé préoccupant que les investissements aient baissé en 2025 pour la deuxième année consécutive, avec une baisse de 167 millions d'euros cette année-là. L'emploi a également été mis sous pression et a reculé de 3,4 % par rapport à l'année précédente, soit 5 853 emplois. C'est un signal important, car les investissements suivent la compétitivité, a déclaré la Directrice Lien Callewaert lors de l'assemblée générale. Un maillon de transformation solide et rentable reste essentiel pour préserver l'ancrage local de la filière laitière. Les producteurs laitiers et les transformateurs laitiers sont étroitement liés : ce n’est que si la transformation peut rester compétitive que l’ensemble de la filière pourra être durable et tournée vers l’avenir. Le Ministre Brouns a indiqué que les pouvoirs publics doivent miser sur l’autonomie stratégique, avec la sécurité alimentaire locale comme priorité. Dans ce cadre, l’ancrage local de l’ensemble de la chaîne est essentiel, et les autorités souhaitent investir pour renforcer cette chaîne.

 

Jolien

Jolien Willems

Advisor Sustainability & Communication
jolien.willems@bcz-cbl.be