Deux ans après le lancement de la Charte: le secteur laitier concrétise ses promesses
2 ans après le lancement de la Charte de durabilité MilkBE de l’organisation de branche du secteur laitier, l’heure est venue de dresser le bilan: qu’en est-il des engagements pris? Avec entre autres 1839 de scans climatiques, soit une hausse de plus de 15%, il est manifeste que le secteur laitier progresse sur la voie de la durabilité.
Notre vision
MilkBE a lancé sa Charte de durabilité au début du mois de mars 2024. MilkBE est l’organisation de branche du secteur laitier, au sein de laquelle tant les producteurs laitiers que les transformateurs laitiers collaborent dans des domaines communs. Au sein de MilkBE, la CBL coopère avec les organisations agricoles pour porter ensemble la vision commune, entre autres en matière de durabilité. Dans cette Charte, MilkBE souligne qu’elle reconnaît à juste titre les défis de la durabilité. En même temps, le secteur est convaincu de sa résilience et de sa dynamique pour relever ces défis ensemble. La Charte renferme des engagements précis, tant de la part des organisations agricoles que de l’industrie laitière. L’objectif ? Rendre les exploitations laitières plus durables et contribuer ainsi activement à la solution climatique. La force de la Charte réside dans son approche: adaptée à chaque producteur laitier et à chaque entreprise laitière, en offrant une marge pour des accents individuels. Car il n’existe pas une seule voie vers plus de durabilité. Ce qui compte, c’est que l’ensemble du secteur se mette en mouvement. Les producteurs laitiers et l’industrie laitière sont indissociables sur ce plan. Collaborer à des exploitations laitières plus durables offre les meilleures garanties d’un bel avenir pour le secteur laitier.
Nos promesses
Tout d’abord, les transformateurs laitiers s’engagent à optimaliser la production de produits laitiers dans leurs sites de transformation et à la rendre plus durable et ce, dans divers domaines comme l’énergie et l’eau. Mais ils regardent au-delà de leurs propres murs. C’est ainsi que les entreprises de transformation laitières belges ont formalisé des engagements sectoriels dans la Charte pour continuer à soutenir leurs producteurs laitiers dans leur histoire de durabilité. L’engagement peut être concrétisé de différentes manières, allant du paiement de primes de durabilité ou de programmes de durabilité au soutien de mesures spécifiques. En outre, la CBL et ses membres se sont engagés à soutenir activement le déploiement de scans climatiques individuels auprès des producteurs laitiers.
Les résultats
Les engagements en faveur des producteurs laitiers ont été clairement soutenus par des actes. Ainsi, 77% des producteurs laitiers belges concluent des accords sur une prime de durabilité, à savoir un montant supplémentaire par 100 litres de lait, dans le but spécifique de promouvoir la durabilité, en plus du prix standard du lait ou d’autres primes, comme celle à la qualité. De plus, nous constatons que 1839 scans climatiques ont été réalisés en 2025, ce qui correspond à environ 33% des producteurs laitiers belges. Ceci représente une hausse de plus de 15% et une belle évolution en 1 an seulement, quand on sait que 1594 scans climatiques ont été réalisés en 2024. Ces chiffres concrets démontrent que la Charte va plus loin qu’un engagement sur papier et a un impact mesurable.
De plus, des mesures ont également été prises en vue d’une production laitière plus verte encore: ces 10 dernières années, les transformateurs laitiers belges ont réduit tant leur consommation énergétique que les émissions de CO2, de 27% à chaque fois. Par ailleurs, la consommation d’eau a également été réduite de 27% et 35% de l’eau provient depuis de sources alternatives, comme les eaux usées épurées ou l’eau issue de la pulvérisation ou de la production fromagère. Avec un haut niveau d’investissements de 178 millions d’euros en 2025, l’industrie laitière témoigne de sa foi en un avenir durable.
Que nous réserve l’avenir?
Mais l’histoire ne s’arrête évidemment pas aujourd’hui. Il existe encore un potentiel d’amélioration. “Nous nous attendons à ce que le nombre descans individuels continue d’augmenter, surtout lorsque nous entendons les ambitions des entreprises laitières. Les producteurs laitiers apprennent beaucoup de ces analyses et prennent ainsi des mesures supplémentaires”, indique Lien Callewaert, directrice de la CBL. “Ces chiffres ne constituent pas un point final, mais plutôt une sorte d’état intermédiaire”.
Cependant, la poursuite des efforts de durabilité requiert les investissements nécessaires à long terme. C’est pourquoi un cadre politique stable et juridiquement sûr orienté sur la pratique est indispensable pour maximiser les chances de succès de ces engagements. “Avec des règles claires et des perspectives d’avenir, le secteur peut continuer à investir – dans le respect des objectifs climatiques et environnementaux”, conclut Lien Callewaert.
A suivre donc.